Les canaux de beauté changent

Une femme doit-elle être maigre pour être belle ? D’après une récente enquête menée en Italie, la femme idéale porte une taille 44, suivie par la taille 46 et seulement en troisième place on trouve les femmes portant les tailles 40-42. C'est ce qui est ressorti des recherches menées par un institut de sondage italien sur un échantillon dont 1 000 femmes et 200 hommes ont bien voulu se soumettre.

L'enquête révèle une évolution de la relation que chaque femme a avec son corps, son poids, sa féminité et les canons de beauté dictés par la mode. Ce qui en ressort, c'est l’image d'une femme qui apprend à vivre librement avec ses propres formes et à redécouvrir sa propre joie de vivre, au-delà des stéréotypes encore présents.

Par rapport à il y a vingt ans, on remarque une relation différente avec le corps chez la plupart des femmes italiennes qui est plus sereine et consciente. En effet, il y a un plus grand désir d'adhérer aux exigences de se tenir en forme ce qui indique une prise de conscience positive vis-à-vis de la santé, sans pour autant se focaliser sur un sentiment d’anxiété lié à la performance.

83% des femmes estiment que les médias,  la presse spécialisée et le milieu de la mode sont les principaux responsables pour avoir véhiculé l’image que la beauté dépend de la minceur. Nombreuses d’entre-elles se sentent encore très soumises au jugement des autres, cependant, 47 % d’entre-elles reconnaissent que c’est le miroir qui reste le juge le plus sévère à refléter l'image qu’elles ont d’elles-mêmes.

Au cours des dix dernières années, la consommation dans son ensemble a évoluée et elle s’est emparée d’un certain nombre de libertés et de prise de conscience. Le consommateur d’aujourd’hui est devenu un « consommateur-acteur », il est le protagoniste de ses propres choix et ne se laisse plus influencer par des modèles imposés.

Face à cette nouvelle tendance, le milieu de la mode a commencé à remettre en question ses modèles et ses critères mais il reste encore beaucoup à faire. La normalité est faite de beaucoup d'unicité et la vraie force qui est en chacun de nous n'est pas dans la massification ou dans la perception esthétique, qui est stéréotypée, mais dans « l’unicité de notre caractère et notre personnalité ».

Etre libre, c'est apprendre à observer qui sommes, avec nos fragilités, nos efforts pour nous accepter dans nos imperfections, et apprendre à choisir le meilleur pour nous-mêmes.  « Celui qui nous  accueille et nous console permettra de nous exprimer dans notre forme, dans notre capacité et dans l’effort à prendre soin de nous ».